Élevage Conseil Loire Anjou, en partenariat avec le Réseau d’élevage des Pays de la Loire, propose un accompagnement spécifique à ses adhérents. « Si l’éleveur est en phase de croissance ou s’il sait qu’il ne réalisera pas sa référence laitière annuelle, il vaut sûrement mieux ne pas réduire sa production », a exposé Frédéric Tattevin, chef de produit à Élevage Conseil Loire Anjou, à l’issue d’une conférence au Space, le 15 septembre.

Deux autres situations se rencontrent. D’une part, les élevages où la collecte 2016 sera inférieure à celle de 2015 (fourrages insuffisants/de mauvaise qualité ou diminution volontaire en réponse au prix du lait…), auront tout intérêt à demander l’aide. D’autre part, dans le cas où la diminution de collecte requiert des ajustements techniques, une modélisation économique préalable à l’engagement est recommandée.

Quatre leviers pour réduire la production

Il existe quatre principaux axes sur lesquels les éleveurs peuvent agir pour limiter leur volume de lait :

  • Réduire la productivité par vache, soit en diminuant la concentration en azote de la ration, soit en enlevant du concentré de production. Cette méthode offre des résultats rapides mais le gain économique n’est pas toujours au rendez-vous. Frédéric Tattevin propose donc à ses clients d’en estimer l’intérêt économique. « C’est une option intéressante, en particulier pour les élevages qui utilisent beaucoup de concentrés. Par exemple, un élevage de 600 000 l diminuant le ratio PDI/UF de 110 à 100 g, pourrait réduire la production de 7500 l. Le gain total serait entre 2000 et 2 500 € selon le prix du lait, ce qui n’est pas négligeable. »
  • Tarir précocement, mais le résultat est assez limité ;
  • Remplacer l’aliment d’allaitement du commerce par du lait entier pour nourrir les veaux ;
  • Avancer le départ des vaches à réformer.

Ne pas compromettre la capacité à produire de demain

« Il est important de se demander quelles seront les conséquences après la période d’aide », complète Francis Cousin, consultant. Produire moins pendant trois mois (en octobre, novembre, décembre) induira probablement un volume moindre en début d’année 2017. La diminution de collecte doit donc être choisie et mise en place en cohérence avec la stratégie à moyen terme de l’exploitation.

M.B.