Dans un récent rapport sur la pérennisation des pratiques agropastorales extensives sur le territoire Unesco des Causses et des Cévennes, le CGAAER (Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux) constate une diminution de la surface agricole du fait de la réduction de la pression de pâturage, dans les secteurs les plus éloignés et difficiles et une tendance forte à l’intensification de l’élevage.

« L’arrivée du loup accentue ces menaces de concentration sur les territoires les plus proches et les plus riches », précisent les deux experts mandatés.

La fermeture des milieux en constante progression peut remettre en cause le classement Unesco de la zone. Les experts proposent dix-sept recommandations, dont l’analyse « de tous les projets, toutes les aides, les cahiers des charges des filières, les plans d’urbanisme selon le critère de maintien de l’agropastoralisme et de l’ouverture des milieux ».

« Le loup ne doit pas s’adapter dans l’attente de méthodes sûres de limitation de la prédation », indiquent les rapporteurs qui préconisent également « d’activer au maximum, voire élargir, les possibilités réglementaires de limitation de l’implantation du prédateur ».