En mai 2020, les exportations poursuivent leur baisse avec –990 millions d’euros, soit –18 % par rapport à mai 2019. C’est plus que les importations, qui sont en repli de 12 % sur un an, soit de 623 millions d’euros, a relevé Agreste, dans sa note d’Infos rapides publiée le 16 juillet 2020.

Les ventes vers les pays tiers comme vers l’Union européenne sont en baisse de 18 %. Ce repli s’explique dans les deux cas par la chute des exportations de produits transformés qui concerne principalement les vins et spiritueux, et également la viande pour l’Union européenne. Le repli des importations est plus faible. C’est pourquoi l’excédent commercial français diminue.

Le solde commercial français est à nouveau en repli sur un an en mai 2020. © Douanes — CPF

Les échanges de produits bruts baissent

Le solde commercial des produits bruts se dégrade en mai 2020. Il est en effet déficitaire de 92 millions d’euros, soit 25 millions de plus qu’en mai 2020. Les échanges avec l’Union européenne en sont à l’origine : –161 millions d’euros sur un an.

Les échanges avec les pays tiers sont quant à eux en amélioration. Ils sont tirés par les exportations qui progressent de 108 millions, soit +30 % sur un an. Cette augmentation s’explique par les ventes de blé tendre vers l’Algérie et la Chine et par le recul des importations de 29 millions d’euros.

Les importations de produits bruts sont en repli de 2 % sur un an. Agreste souligne que cette baisse « est portée principalement par les produits de la pêche et de l’aquaculture (–39 millions d’euros sur un an) ». Les achats de fruits et de légumes en provenance de l’Espagne sont en hausse mais ne suffisent pas à contrebalancer la tendance.

Les vins et spiritueux toujours boudés par les pays tiers

L‘excédent des échanges de produits transformés chute de 342 millions d’euros sur un an, et atteint les 135 millions d’euros en mai 2020. La baisse « concerne exclusivement les pays tiers (–370 millions d’euros) », explique Agreste.

Les exportations s’effondrent en mai, avec 939 millions d’euros en moins sur un an (–22 %). Les ventes de vins, de spiritueux et de champagne vers les États-Unis sont très touchées par les taxes mises en place en octobre 2019. Les ventes de spiritueux vers l’Asie (Singapour, Hong Kong, Chine) se dégradent elles aussi.

Les importations diminuent de 16 % sur un an (–596 millions d’euros). Cette baisse concerne principalement les achats de viandes et de produits de l’abattage, de boissons et de préparations à base de fruits, avec respectivement –124, –87 et –85 millions d’euros sur un an.

R.B.