L'Asie est considérée comme « la zone du monde prioritaire pour l'exportation de l'agroalimentaire français », étant donnée la croissance attendue de sa consommation de produits alimentaires, ont annoncé lundi, lors d'un déplacement en Ille-et-Vilaine, la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, et son homologue chargé de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot.

Les deux ministres installeront ensemble, le 14 janvier 2013, un « comité Asie » qui aura pour vocation de cibler et de mettre en oeuvre des mesures pour développer les exportations à destination de cette région du monde, ont indiqué les ministres à l'issue d'une visite de l'entreprise Sojasun, à Châteaubourg, près de Rennes.

« L'Asie, c'est une région du monde en forte croissance », a fait valoir Guillaume Garot. Rien qu'en Chine, « à l'horizon de 2017, la croissance de la consommation de produits alimentaires sera de 10 % chaque année », a-t-il dit, soulignant que la France avait « un vrai intérêt à être présente sur ces marchés asiatiques ».

Certes, la filière agroalimentaire a dégagé un excédent commercial de près de 12 milliards d'euros en 2011. « Mais nous perdons des parts de marché chaque année », a souligné Mme Bricq. La France est ainsi passée du deuxième au cinquième rang mondial des pays exportateurs, selon les ministres. « Il faut donc être vigilant », a pointé la ministre.

Le comité Asie rassemblera les pouvoirs publics, des opérateurs publics de l'exportation et des entreprises. « C'est avec les entreprises que nous voulons trouver des solutions concrètes pour accompagner nos PME vers ces marchés émergents », a expliqué M. Garot. « Il faut se donner les moyens d'être offensifs et efficaces là-bas. Pour ça, rien de mieux que de travailler avec les entreprises et, en particulier, avec celles qui, aujourd'hui, sont sur place, qui connaissent les réussites mais aussi des freins. Ce sont ces blocages que nous voulons lever avec elles », a souligné le ministre.

« Les barrières sanitaires, la connaissance fine des marchés, l'accompagnement de nos PME, c'est une palette d'outils nouveaux, ce sont des mesures concrètes que nous voulons mettre en oeuvre pour mieux vendre là-bas, donc créer des emplois chez nous. »

Mme Bricq a fait valoir qu'« un milliard de plus à l'exportation, c'est 10.000 emplois en France ».

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