Les projets lauréats devraient produire à terme 92 tonnes de fruits et légumes, 271 tonnes de champignons ou encore 4,2 tonnes d’aromates sur cinq hectares. L’opération « Parisculteurs », dont la première édition a été lancée en 2016, a pour objectif de consacrer 30 hectares à l’agriculture urbaine d’ici à 2020.

Cette année, la mairie a mis en place des partenariats avec les conseils départementaux de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, portant sur des espaces situés à Montreuil, la Courneuve, Aubervilliers, Fresnes, Ivry-sur-Seine et Vitry-sur-Seine.

Première et seconde couronnes

« L’agriculture urbaine ne doit pas se cantonner à Paris, elle doit pouvoir, en lien avec les agriculteurs de première et de seconde couronnes, travailler sur des projets communs », a précisé l’adjointe de la maire chargée de l’agriculture urbaine Pénélope Komitès.

« Montreuil était le seul site à permettre une exploitation sur 7 000 m², un espace suffisant pour avoir un modèle économique durable », a expliqué Sophie Jankowski, lauréate du projet Murs à fleurs, soulignant la nécessité de « dépolluer les sols » pour ensuite pouvoir « cultiver des fleurs » et « redonner vie à ces sols ».

Accusations de greenwashing

Profitant de cet événement, la ville a également accueilli un nouveau signataire de cette charte « Objectif 100 hectares » : Climspace, filiale d’Engie, chargé de développer le réseau de froid de Paris. Danielle Simonnet, conseillère de Paris (LFI), a dénoncé dans un communiqué une « stratégie de communication au service des lobbies qui se partagent Paris, du greenwashing au service du capitalisme vert ».

La politique de végétalisation de la capitale impulsée par Anne Hidalgo, dont fait partie le projet de réaménagement du site de la Tour Eiffel, est régulièrement critiquée. Le groupe écologiste, qui fait partie de la majorité au conseil de Paris, avait regretté dans un communiqué publié qu’« une fois de plus, la végétalisation se fasse principalement pour des questions d’image » ajoutant que « Paris est très loin de rattraper son retard en matière d’espaces verts ».

À quelques mois des municipales, le groupe UDI-MoDem a lui aussi préparé un projet de réaménagement urbain qui prévoit notamment la piétonnisation d’une partie de la place de la Concorde et qui sera présenté la semaine prochaine au Conseil de Paris.

Avec l’AFP