Selon les estimations du ministère de l’Agriculture publié le vendredi 15 février, cette hausse est la conséquence d’une croissance des exportations de 1,1 milliard d’euros, soit +2 %, conjuguée à une légère baisse des importations de 0,2 milliard d’euros. Cependant, l’excédent commercial reste inférieur à la moyenne des cinq dernières années.

Une hausse portée à 95 % par les échanges avec les pays tiers

Dans les relations commerciales extra-européennes, l’excédent s’établit à 6,5 milliards d’euros, en hausse de 1,3 milliard d’euros par rapport à 2017.

Les exportations croissent de 0,7 milliard d’euros parallèlement à une augmentation des ventes de céréales du même montant. De même, les exportations en vins et spiritueux progressent de 0,2 milliard d’euros notamment vers les États-Unis, tout comme celles de sucre et de produits issus de la seconde transformation des céréales mais dans une moindre mesure.

Les importations diminuent de 0,6 milliard d’euros dont 0,5 milliard pour les produits bruts avec notamment une baisse des achats d’oléoprotéagineux de 0,2 milliard d’euros.

Au total, le déficit commercial en produits bruts avec les pays tiers se réduit de 1,2 milliard d’euros par rapport à 2017 tandis que l’excédent des échanges de produits transformés progresse légèrement.

Croissance des exportations au sein de l’Union européenne

Avec l’Union européenne, l’excédent commercial s’élève à 0,3 milliard d’euros, en hausse de 72 millions d’euros par rapport à 2017 du fait d’une progression des exportations légèrement supérieure à celle des importations. Près des deux tiers de la hausse de la valeur de ces exportations concernent les produits bruts à travers les céréales. La croissance des importations concerne presque exclusivement les produits transformés, dont les boissons, les produits laitiers et les produits à base de fruits et légumes (avec respectivement +0,3, +0,1 et +0,1 milliard d’euros sur un an).

La balance redevient positive pour les produits bruts

En 2018, le solde des échanges de produits agricoles bruts redevient excédentaire après le déficit enregistré en 2017. Il atteint 0,9 milliard d’euros et progresse de 1,4 milliard d’euros par rapport à 2017. Les exportations progressent de 1 milliard d’euros, soit 7 %.

Au premier rang des produits bruts exportés, les céréales voient la valeur de leurs exportations croître de 25 % sur un an. Cette reprise des exportations en 2018 a été permise dans un premier temps par une récolte de céréales à paille abondante en 2017 puis par une meilleure valorisation de la production en 2018. Les volumes exportés progressent en particulier de 3,5 millions de tonnes pour le blé tendre, dont 60 % pour l’Algérie, mais avec aussi 0,6 million de tonnes à destination de l’Arabie Saoudite et 0,6 million de tonnes pour les Pays-Bas.

Les importations diminuent de 0,4 milliard d’euros, soit 3 %, en lien notamment avec des achats de légumes en recul de 0,1 milliard d’euros. Il en va de même pour les achats d’oléoprotéagineux et de céréales, en retrait chacun de 0,1 milliard du fait de moindres quantités de graines de colza importées du Canada et de l’Australie.

R.H.