Selon un rapport de la Commission européenne parue le 7 mars 2019, la SAU de l’UE consacrée à l’agriculture biologique a augmenté de 70 % depuis 2009, s’établissant à 7 % de la surface agricole totale.

Selon cette même étude, les rendements sont de 40 % à 85 % plus faibles qu’en conventionnel, mais cette baisse dépend des productions concernées. Par exemple, la conversion biologique en lait entraîne une diminution de rendement plus limité. La baisse du rendement est compensée par des prix qui sont jsuqu’à 150 % plus élevés.

Sur les 250 000 exploitations certifiées selon les normes de l’agriculture biologique en 2016, 10 000 ont fait le choix de revenir vers l’agriculture conventionnelle à cause des contraintes de production ou d’une mauvaise année de récolte.

Une production insuffisante

La demande de produits biologiques étant inférieure à l’offre, l’UE a recours aux importations pour s’équilibrer.

En tête des fournisseurs, la Chine a approvisionné 12,7 % de notre marché en 2018, pour un total de 415 000 tonnes. Derrière viennent l’Équateur, la République dominicaine, l’Ukraine et la Turquie.

Selon un autre rapport de la Commission européenne sur les achats extra-européens de produits biologiques, les principaux produits importés sont les fruits tropicaux, les noix, les céréales et les tourteaux.

Afin de répondre à une probable augmentation du marché, l’Union européenne prévoit une croissance conjointe de la production et des importations.

R.H.