Dans une tribune publiée ce 9 juillet 2019 dans Le Monde, une centaine de parlementaires tentent d’alerter le ministre de l’agriculture Didier Guillaume, ancien président de la Drôme, premier département bio de France, sur la question des serres chauffées en vue du vote annoncé jeudi. Ils craignent une « industrialisation » de l’agriculture biologique qui va à l’encontre de l’éthique du bio et des enjeux écologiques.

Au-delà du sujet des serres chauffées, c’est la transition agricole et énergétique de notre pays qui est en jeu. Doit-on pour assurer la croissance à court terme banaliser l’agriculture bio à l’heure de l’urgence climatique ?Premiers signataires : Dominique Potier, député de la Meurthe-et-Moselle (PS) ; Sandrine Le Feur, député du Finistère (LREM) ; Joël Labbé, sénateur du Morbihan (EELV).

Le ministre, principal acteur de la décision

Les membres qui composent le Cnab, environ une quarantaine de personnes, sont donc invités à voter pour ou contre la production de fruits et légumes biologiques à contre-saison jeudi prochain. À l’issue du vote, nous devrions savoir si, en France, la commercialisation des tomates bio dès le printemps sera autorisée ou non.

Selon la Fnab, la Fédération nationale de l’agriculture biologique, les partisans et les adversaires des serres chauffées au sein du Cnab compteront un nombre de voix égal. C’est donc Didier Guillaume qui devrait être au centre de la décision d’inscrire l’encadrement du chauffage des serres au guide de lecture de l’agriculture biologique.

M.B.