« Les facteurs qui influencent l’amont de la filière sont nombreux, conclu l’étude publiée par FranceAgriMer le 22 juillet 2019. Pour y faire face, la filière du lait de vache doit s’adapter avec pour conséquence une continuelle modification de la géographie laitière française. »

Les régions de polyculture-élevage à la peine

Sur la période 2008-2017, les livraisons moyennes par exploitation ont continué de croître. Fin 2017, « 10 % des livreurs produisent plus de 800 000 litres de lait et près de la moitié dépasse le million ». Les petites exploitations, à moins de 100 000 litres de lait produits annuellement, ne représentent plus que 9,3 % des livreurs et restent majoritairement situées en zones de montagne.

La concentration de la production laitière poursuit son chemin. Les bassins de plaine, à l’image du Grand Ouest, et les massifs de la Savoie, du Jura, des Vosges ainsi que la moitié Est du Massif Central ont la cote. À l’inverse, la décroissance des pôles de collectes est vertigineuse dans les régions Centre et Sud-Ouest, où « l’activité laitière peut être en concurrence avec d’autres ateliers agricoles. »

La vente directe séduit

Avec les signes officiels de qualité (SIQO), la vente à la ferme est une piste de valorisation qui attire. Bien souvent avec une production en agriculture biologique, avec signe de qualité et/ou situés en zones de montagne, les producteurs “fermiers” étaient au nombre de 2 850 fin 2017.

L’étude est disponible en intégralité ici.

A. Courty