Des agriculteurs ont muré jeudi soir la permanence de la députée LREM Corinne Vignon à Toulouse, avant de déverser du fumier devant la permanence d’une autre députée LREM, Monique Iborra, puis devant la préfecture de Haute-Garonne, après une série de dégradations similaires ces derniers jours visant les locaux de parlementaires ayant voté en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada (Ceta).

« On ne peut pas considérer de la même manière, ce qui est du vandalisme, fait par des activistes qui sont non identifiés et les actions menées et revendiquées par la FDSEA, les Jeunes agriculteurs », a distingué sur Europe 1 Jérémy Decerle en prenant l’exemple « grave » du début d’incendie d’une permanence à Perpignan.

Selon l’eurodéputé macroniste, qui « condamne ce qui dégrade », il y a une « grosse différence entre le vandalisme et puis quelques tonnes de fumier, des parpaings qui sont juste empilés devant une permanence ».

« Je soutiens les agriculteurs qui ont besoin de réponses et d’attention » a-t-il ajouté, jugeant « normal » que les agriculteurs se soient « manifestés » et « qu’on demande un certain nombre de réponses ».

Mais il ne « dit pas qu’il faut continuer » et « appelle au calme, à un peu plus de sérénité ». « Je pense que la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs et la République en marche doivent se remettre autour de la table pour travailler sereinement », a-t-il insisté.

Sur le fond, M. Decerle a exprimé ses réserves sur le Ceta. « J’ai eu la chance de pas être dans l’hémicycle français au moment de voter le Ceta parce que je pense que j’aurais voté contre », a-t-il admis.

« Néanmoins les députés qui ont voté pour le Ceta ont aussi tout un tas d’éléments d’information que moi je n’ai sans doute pas qui leur ont permis de dire qu’il fallait » le ratifier et « je leur fais confiance », a-t-il ajouté.

AFP