La Confédération paysanne a déclaré, dans un communiqué du 11 mars 2020, avoir appris que Vivea a porté plainte contre le syndicat, pour vol de document, faisant suite à l’occupation par des militants du conseil d’administration de Vivea du 23 octobre 2018.

Ce jour-là, une cinquantaine de personnes avait bloqué le conseil d’administration pour dénoncer la suppression par l’organisme du dispositif de formation « émergence », destiné aux candidats à l’installation.

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« Ça n’a pas de sens »

Cécile Muret, secrétaire nationale du syndicat au moment de l’action, devait être entendue, le 12 mars 2020, par la gendarmerie de son domicile, indique la Confédération paysanne.

Le syndicat dénonce une « intimidation pour action syndicale », et même « une répression, s’il y a des suites judiciaires ». Il déclare être représenté au sein du conseil d’administration de Vivea et, à ce titre, avoir accès « à tous les documents présentés lors des réunions » de ce dernier. « La plainte de Vivea n’a pas de sens », souligne le syndicat.

La Confédération paysanne réaffirme « la nécessité d’accompagner par la formation et à travers des dispositifs innovants, la diversité des publics à l’installation, futurs contributeurs à Vivea ».

Contacté par La France Agricole, Vivea n’a pas souhaité confirmer ces informations ou faire de commentaire.

Marie Salset