Dans son rapport de 2016, publié le 12 juillet, sur l’accaparement des terres, l’ONG Grain a recensé 419 transactions sur des achats de foncier à l’étranger lors de la dernière décennie. Ces opérations représentent 30 millions d’hectares dans 78 pays. Dans la majorité des cas, les superficies mises en jeu concernent plus de 500 ha.

Lors de la mise à jour de sa base de données en 2012, Grain avait comptabilisé 400 projets d’achat de terres pour 35 millions d’hectares. « Cela signifie que le nombre de transactions foncières continue d’augmenter mais que la croissance a ralenti depuis 2012. Plusieurs des plus grands mégaprojets, notamment, ont sombré, ce qui a abouti à une baisse du nombre total d’hectares concernés », explique l’ONG.

Une nouvelle approche pour l’achat des terres

Dans son rapport de 2016, Grain s’inquiète face à un nouveau phénomène. « Au lieu d’avoir comme avant une ruée sauvage vers les terres, nous avons maintenant de multiples “cadres” et “principes” sur la façon de procéder à ces transactions tout en minimisant les coûts sociaux et environnementaux », s’indigne l’association.

Face à ces projets, Grain voit un signe d’espoir dans l’opposition des populations autochtones. « Cette résistance découle de conflits sur les revendications des terres et des territoires, et apparaît lorsque les entreprises abattent les forêts, creusent dans des lieux de sépulture, clôturent des zones de pâturages et polluent l’air et l’eau », précise-t-elle.

L’étude de l’ONG est une liste non exhaustive des projets d’accaparement des terres en cours. Elle se base sur une revue de presse à l’échelle mondiale pour les recenser.

T.D.