Les récoltes d'abricots et de pêches en 2013 seront en retard et en baisse, indique ce lundi 10 juin 2013 le ministère de l'Agriculture dans deux notes Agreste. Au 1er juin, la production estimée d'abricots reculerait de 18 % par rapport à 2012, alors que le potentiel de production en pêches, nectarines, brugnons et pavies reculerait de 6 % par rapport à 2012.

Production revue à la baisse depuis la dernière prévision en abricot.

Au 1er juin 2013, la production d'abricots est estimée par le ministère de l'Agriculture à 156.400 tonnes. Elle serait en baisse de 18 % par rapport à la récolte abondante de 2012, mais dans la moyenne de 2008-2012.

Dans le Rhône-Alpes, la production est révisée à la baisse depuis la dernière prévision. Les variétés précoces seraient fortement déficitaires en raison des intempéries climatiques : gel en Ardèche, grêle dans le nord de l'Isère, humidité et fraîcheur dans les autres départements ayant conduit à des chutes physiologiques. Le monilia est très présent dans les vergers et la vigilance est nécessaire sur les bactérioses.

Dans le Languedoc-Roussillon, globalement, la surface en production serait stable, mais la production régionale devrait diminuer de 5 %. Un retard de deux semaines est relevé comparé à une année classique. L'état sanitaire du verger est préservé pour l'instant. La floraison a été compromise par des précipitations importantes surtout à l'Est. Cependant, la récolte devrait être meilleure qu'en 2012 dans les Pyrénées-Orientales. Dans le Gard, le gel du 15 mars aura des conséquences sur la production des variétés précoces.

Dans la Région Paca, où la floraison a subi des aléas climatiques majeurs (gelées de mars néfastes aux variétés précoces, difficultés de pollinisation), la production serait inférieure de 35 % comparé à la récolte abondante de 2012. Elle pourrait être révisée à la baisse si la météorologie ne s'améliore pas.

Medfel prévoit dans sa première estimation une récolte européenne inférieure de 17 % à celle de 2012, mais dans la moyenne de 2007-2011, avec en particulier un effondrement de la production d'abricots grecs.

En pêche, le retard de production est encore présent.

Au 1er juin 2013, la production de pêches, nectarines, brugnons et pavies est estimée à 259.000 tonnes ; en baisse de 6 % par rapport à 2012 (-14 % par rapport à la moyenne de 2008-2012). La surface du verger de pêchers poursuit sa diminution en 2013 (-5 % en un an et -15 % par rapport à la moyenne quinquennale).

Dans le Languedoc-Roussillon, les risques de cloque et moniliose sont élevés, compte tenu des précipitations printanières. Un retard de deux semaines sur 2012, année précoce, est signalé. Les précipitations ont été excessives pendant la période de floraison, gênant les traitements phytosanitaires. Dans le Gard, le gel du 15 mars a eu des conséquences sur les variétés précoces qui étaient en fleurs. Les surfaces en vergers continueraient de décliner (-8 % comparé à 2012). Globalement, la production devrait baisser de près de 10 %.

Dans la Région Paca, les gelées de mars ont pénalisé les variétés précoces. Par ailleurs, la pluviométrie et les températures plus faibles que la normale entraînent dans l'ensemble, un retard sur le cycle végétatif supérieur à quinze jours. La production serait inférieure de 4 % à celle de 2012.

Dans le Rhône-Alpes, la persistance d'une météorologie froide et humide maintient le retard initial de quinze jours à la suite des mauvaises conditions météorologiques du mois de mars. Le niveau de production s'annonce encore incertain : la nouaison s'est prolongée et les chutes physiologiques sont encore présentes. Le froid pourrait causer des déformations du fruit. Sur le plan sanitaire, la cloque apparaît et la moniliose pourrait se développer.

Selon la première estimation de Medfel, la récolte européenne de pêches serait supérieure de 4 % à celle de 2012 en termes de volume, avec une hausse de production espagnole qui « pourrait bondir de 20 % sur un an », estime le ministère de l'Agriculture.