Marquée par la diffusion des vidéos chocs de l’association L214, l’année 2016 a été éprouvante pour le personnel des abattoirs. La Fneap veut positiver et ouvrir le dialogue avec les autres acteurs. Pour sa 42e assemblée générale, qui se tenait à Perpignan les 13 et 14 octobre, elle a organisé une table-ronde à laquelle était invitée l’Administration, ainsi que l’OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs).

Cette association milite depuis 50 ans pour la protection des animaux d’élevage. Mais son approche est pragmatique. « Il faut relativiser les images diffusées, et donner des repères au grand public pour qu’il puisse les interpréter. Pourquoi ne pas réaliser une vidéo montrant ce qu’est un abattage correct ? », a suggéré Frédéric Freund, directeur de l’OABA.

Urgent de mieux communiquer

La Fneap et l’OABA vont également faire prochainement des propositions au ministère de l’Agriculture, pour améliorer la formation pratique des opérateurs au bien-être animal. Celle-ci pourrait s’appuyer sur des enregistrements vidéo à but pédagogique. Mais pour la Fneap, pas question de mettre en place de la vidéosurveillance. Par contre, il est urgent de mieux communiquer. « En 2017, ouvrons nos portes et montrons nos métiers », a lancé à ses adhérents Eric Barnay, le président de la Fneap.

Frédérique Ehrhard