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« Nous avons reçu des milliers de messages de soutien »

Abattoir incendié
 - « Nous avons reçu des milliers de messages de soutien »
L’abattoir Gesler a été partiellement détruit par un incendie à Haut-Valromey (Ain). © Google Street View

Une semaine après l’incendie criminel qui a ravagé la moitié des établissements Gesler, c’est la volonté de se battre pour sauvegarder les 80 emplois et continuer à livrer un maximum de clients qui anime la famille Gesler.

Stand d’Interbev au Sommet de l’élevage, jeudi 4 octobre. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, est accueilli par une rangée de salariés des Établissements Gesler, blouse blanche et regards graves.

« Nous lui avons fait part de nos inquiétudes au sujet des 80 employés qui se retrouvent aujourd’hui au chômage technique, explique Thomas Favre, le fils d’un des dirigeants de l’entreprise. Sur notre petit territoire du Haut-Valromey, dans l’Ain, les établissements Gesler étaient le second employeur. Si on prend en compte les éleveurs et les restaurants avec lesquels nous avions l’habitude de travailler, plus de 300 personnes se retrouvent impactées par l’incendie. »

Huit départs de feu

Dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 septembre, la moitié de l’entreprise est ravagée par les flammes. L’atelier de charcuterie, la salle de découpe et la partie administrative (un peu plus de la moitié de l’ensemble des bâtiments) sont totalement détruits. Les quais d’expéditions, la chaîne d’abattage et la bouverie sont encore debout, mais inutilisables car pollués par les suies et les fumées toxiques.

« Nous n’accusons personne, souligne Thomas Favre. La police fait son travail. La seule confirmation que nous avons eue c’est qu’il y a eu 8 départs de feu simultanés, la piste criminelle est donc indéniable. Mais ça peut être n’importe qui, il n’y a pas eu de revendications. »

« Tout le monde est derrière nous »

La famille a reçu quelques lettres de menace « non structurées, provenant de gens qui parlent sur le coup de l’euphorie et qui profitent de l’événement pour instaurer un climat de peur ». Ces témoignages haineux ne font cependant pas le poids face aux « milliers de messages de soutien et de propositions d’aide » qui ont afflué dès le vendredi.

« Tout le monde est dernière nous. L’outil de production est à l’arrêt pour plusieurs mois, mais nous avons déjà repris notre activité d’abattage et de mise en quartier des carcasses, dans un abattoir avec qui nous entretenons de très bonnes relations. Donc le lundi matin, nous étions de nouveau au travail, et les clients étaient livrés. »

La famille cherche désormais des solutions pour les activités de découpe et de salaison. « Nous avons reçu plusieurs propositions que nous sommes en train d’étudier. Nous espérons que ces activités puissent redémarrer dans les semaines à venir. »

Une affaire de famille

Les Établissements Gesler ont été fondés à la fin du 19e siècle.

« C’est la colonne vertébrale de notre famille, témoigne Christelle Gesler, la sœur d’une des dirigeantes. Aujourd’hui, l’entreprise commercialise 5 000 tonnes de viande et de charcuterie par an, et abat environ 250 gros bovins et 75 veaux par mois ». Malgré sa petite taille, elle a su résister « en se spécialisant dans la viande de qualité depuis le milieu des années 90 ».

Valérie Scarlakens
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