Auditionné le 30 juin 2016 par la Commission d’enquête sur les conditions d’abattage, le Modef assure que les dysfonctionnements des établissements sont liés à leur « organisation industrielle ». Il propose des alternatives à travers des outils de proximité où les éleveurs ont un droit de regard lors de l’abattage de leurs animaux.

Le syndicat cite l’action du pôle des viandes locales dans le Limousin, regroupant une cinquantaine d’éleveurs, et permet d’abattre une dizaine de vaches par semaine. « Le pôle de la viande contient des salles de découpe, des salles de transformation froide pour la fabrication des steaks hachés, de transformation chaude pour faire des pâtés, du saucisson ou des jambons, énumère-t-il. Il a une zone logistique, avec du stockage en froid et en surgelé pour mieux gérer les stocks. »

Chaque membre investit dans des parts, donnant droit d’occuper un ou plusieurs bouchers abatteurs pendant un total de 10h30. « L’abattage, uniquement avec étourdissement, représente 15 % de l’activité », précise le Modef.