Onze organisations nationales de protection animale (1) ont adressé une lettre commune au Premier ministre, dans laquelle elles exigent que des mesures fortes soient prises contre les infractions en abattoirs. Elles assurent avoir interpellé le ministre de l’Agriculture il y a quatre mois, « sans obtenir toutefois de réponses concrètes ». Selon elles, il « n’agit pas à la mesure de la gravité de la situation et ne répond pas aux demandes des organisations nationales de protection animale qui, depuis des années, exigent des mesures concrètes pour mettre un terme aux trop nombreuses infractions des opérateurs abatteurs. »

Leur réaction fait suite à la vidéo publiée par L214, dont les images montrent des manquements au bien-être animal à l’abattoir du Vigan, dans le Gard. Les organisations estiment que le label « Viande de France » n’a rien de rassurant pour le consommateur. « La crise de l’élevage se double désormais d’une crise de l’abattage, lancent les associations en introduction de leur lettre. Il convient désormais, pour éviter qu’une crise de l’abattage ne vienne amplifier la crise de l’élevage, de prendre les mesures qui s’imposent. »

(1) Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA), CIWF France, Fondation assistance aux animaux, Fondation 30 millions d’amis, Ligue Française pour la protection du cheval, Société Protectrice des Animaux (SPA), Confédération nationale des SPA de France, Welfarm – Protection mondiale des animaux de ferme, L214, Fondation Brigitte Bardot, Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA)

H.C.