En janvier dernier, le naturaliste Philippe Moës a découvert dans la forêt ardennaise une carcasse de sanglier. « J’ai été surpris par la manière dont la peau était raclée. La tête était sectionnée au niveau de la nuque, mais elle était intacte comme les pattes. C’était très propre et peu éparpillé. » Faute de protocole à l’époque, aucun prélèvement ADN n’a été fait. « On suppose que le loup est passé ou qu’il revient de temps en temps. » Philippe Moës, qui ne se définit pas comme un expert de l’animal, estime qu’il pourrait trouver sa place en Wallonie. « La nourriture conditionnera son installation. Or on a une densité pléthorique de sangliers qui laisse espérer qu’il ira vers la faune sauvage. Ce sera plus problématique s’il s’attaque au bétail. »