Grandes cultures : maintien des volumes en production intégrée ou bio. Couverts permanents, semis direct sous couvert vivant, pratiques culturales simplifiées et non-labour améliorent la fertilité des sols. Les rotations sont de six à huit ans, les légumineuses occupent un tiers de l’assolement. La diversification et l’association des cultures augmentent. Le linéaire de haies double. L’agroforesterie se pratique sur 10 % de la SAU. L’irrigation d’été diminue. C’est la gloire de l’agroécologie.

Élevage : baisse de la production, développement des labels qualité. La mutation est profonde. Les bovins sont essentiellement élevés en système herbe. Les prairies permanentes sont préservées. Les races bovines mixtes se généralisent, la production de viande et de lait diminue. Le cheptel ovin progresse. En volailles, œufs et porcs, la production, à 90 % sous label ou bio, diminue mais couvre la demande intérieure. La méthanisation se développe fortement.

Société : alimentation saine et emploi. L’alimentation est plus saine et équilibrée, avec moins de gaspillage. L’emploi agricole augmente, de même que la valeur ajoutée nette et le revenu agricole. Le solde exportateur reste largement positif. L’artificialisation des terres est réduite de moitié. Les émissions polluantes et de GES, ainsi que les consommations d’énergie, d’azote et de phytos sont divisées par 2 ou 3. La production de bioénergie est triplée.

Scénario Afterres2050, version 2016, par Solgaro, 96 pages. À consulter sur le site de Solagro ou de La France agricole.