Le premier réseau national multi-acteurs autour de l’agriculture de conservation des sols (ACS), porté par l’Association pour la promotion d’une agriculture durable (Apad), a été mis en place le 21 septembre 2018. Deux cents personnes étaient réunies pour ce lancement, qui a eu lieu lors de la première journée organisée sur l’ACS au sein du ministère de l’Agriculture.

Le réseau rural ACS, piloté par les agriculteurs, permettra notamment d’accéder au Fonds rural pour le développement européen et au financement, pendant trois ans, des actions et l’animation de ce réseau.

Accélérer la transition

« Le but est de mettre en lien agriculteurs et chercheurs, pour accélérer la transition vers cette troisième voie de l’agriculture », estime Benoît Lavier, agriculteur dans la Côte-d’Or, et président de l’Apad. Pour ce faire, un comité technique et scientifique viendra en appui des associations d’agriculteurs. Cette vitrine est aussi l’occasion pour l’association de se faire connaître, afin de récupérer des financements.

Pour rappel, l’Apad compte cinq cent cinquante membres, agriculteurs et techniciens, organisés au sein d’une association nationale et de dix associations régionales. Leur but est de promouvoir l’ACS, qui permet de « produire et de protéger » grâce à un sol vivant. L’ACS s’appuie sur trois piliers : une perturbation du sol minimale, la couverture permanente avec des couverts végétaux et la diversité des espèces cultivées, afin d’allonger les rotations.

Florence Mélix