Un collectif de dix acteurs de l’alimentation a présenté, le 7 janvier, le premier Éco-score européen. Une initiative indépendante non validée par le ministère de la Transition éco­logique. Cet outil a pour ambition d’indiquer au consommateur l’im­pact de son alimentation sur l’environnement. Pour le calculer, le collectif utilise les données fournies par Agribalyse sur l’ana­lyse de cycle de vie (ACV) des aliments, ainsi que six critères traduits en bonus ou malus : adhésion à un label, origine du produit, politique environnementale du pays producteur, espèces menacées ou non, recyclabilité de l’emballage et saisonnalité du produit. Le tout donne une note allant de A à E. Seuls les sites internet des dix acteurs affichent l’Éco-score des produits ou recettes qu’ils mettent en ligne, mais des contacts sont en cours pour déployer l’outil auprès de distributeurs ou d’industriels.

Cependant, la colère gronde du côté d’Interbev (1), qui dénonce « une opération publicitaire » du collectif et demande la condamnation publique de l’Éco-score par le gouvernement. En cause ? La méthodologie reposant sur l’utilisation de l’ACV, qui pénalise les viandes issues d’élevages herbagers au profit des systèmes intensifs et dessert l’information donnée au consommateur.

A. G.

(1) Association nationale interpro­fessionnelle du bétail et des viandes.