L’instruction d’Édouard Philippe sur le retour des travailleurs saisonniers agricoles étrangers en France s’est fait attendre, après la présentation du plan de déconfinement le 7 mai dernier. Mais depuis le 25 mai, on sait comment se traduit sur le terrain l’annonce politique de cet événement.

Seuls les étrangers de l’espace européen (Union européenne, Royaume-Uni, Norvège, Suisse, Islande et quelques États plus petits) peuvent revenir travailler avec une attestation de déplacement international et un contrat de travail (ou une déclaration préalable à l’embauche, un Tesa, un Tesa +).

Des employeurs à cran

Pour les saisonniers en détachement, les conditions sont encore plus restrictives puisque seuls les ressortissants d’un État de l’Union européenne présentant une attestation de déplacement et un contrat de prestation peuvent entrer en France. Et encore, l’employeur devra prouver que la mission n’est pas reportable dans le temps.

Les travailleurs étrangers qui resteront plus de quarante-huit heures sur le territoire sont soumis à une quatorzaine à la charge de l’employeur, « ou à toute autre mesure équivalente ». À cran, des agriculteurs avaient manifesté le 20 mai en Paca pour la publication de cette instruction.

Éric Young