Le rapport sur l’évaluation économique des pratiques alternatives au glyphosate en arboriculture vient d’être rendu public par l’Inrae (1). Il met en évidence leur surcoût, allant de 120 €/ha, dans le cas le plus favorable, jusqu’à 432 €/ha.

En effet, le désherbage mécanique augmente le temps de travail et implique l’achat du matériel spécifique. De plus, il est susceptible de provoquer des blessures sur les racines et de nécessiter une modification du système d’irrigation.

Cependant, « ces éléments peuvent être pris en considération lors du renouvellement des vergers, en utilisant des porte-greffes présentant un système racinaire plus profond et en installant un système d’irrigation adapté, estime l’Inrae. La durée de vie des vergers étant limitée, ce renouvellement, et les aides éventuelles permettant de l’accompagner, serait de nature à atténuer l’impact de la sortie du glyphosate. »

Se posent, toutefois, les questions de la possible valorisation par des prix plus élevés et de la distorsion de concurrence des autres pays européens.

C. Fricotté

(1) Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.