Greenpeace a reproché à Julien Denormandie, le 13 janvier, sa position sur les NBT (1), qu’il a livrée à la presse. Le ministre de l’Agriculture s’est dit en faveur de celles-ci, et d’un nouveau cadre réglementaire européen adapté. Mais « en réduisant la définition des OGM à la seule technique de la transgenèse, cette déclaration du ministre de l’Agriculture fait fi de la réalité scientifique sur le sujet et adopte tous les éléments de langage du lobby pro-OGM », considère l’organisation. Elle demande que la France recadre la position exprimée par Julien Denormandie, et maintienne sa position historique d’opposition à tous les OGM, « qu’ils soient nouveaux ou anciens ». La même volonté a été exprimée par la Confédération paysanne.

Loin des débats franco-français, le gouvernement britannique a mis en consultation des projets sur l’édition du génome. S’estimant désormais libre de prendre des décisions fondées « sur la science et les preuves », il juge que le potentiel des NBT a été bloqué « par l’arrêt de la Cour européenne de justice en 2018, qui est imparfait et étouffe les progrès scientifiques ».

I. E. et C. F.

(1) Nouvelles techniques de sélection.