Les maires de l’Usapr (1), réunis en assemblée générale le 9 juin à Valence, ont demandé un rendez-vous aux ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique. Ils veulent leur faire part de leurs expériences d’élus locaux confrontés à la prédation. « Nous voulons les inciter à prendre toute la mesure des enjeux générés par la présence des loups, tant sur la viabilité de nos activités économiques, que sur le multi-usage de nos territoires, et sur la dynamique de nos paysages, a souligné Pierre-Yves Bonnivard, président de l’Usapr, maire de Saint-Colomban-des-Villards, en Savoie.

Prélever une meute

L’élu de ce village de 200 habitants, qui s’étend sur plus de 80 km² entre 1 000 et 3 000 mètres d’altitude, a encore constaté une aggravation des problèmes dus aux loups ce printemps. « La première attaque a eu lieu début avril, à moins de 50 m de l’église », se désole Pierre-Yves Bonnivard. 25 moutons ont été tués ce jour-là. À la mi-juin, les éleveurs de la commune dénombrent plus de dix attaques 50 bêtes tuées. Pourtant, deux prédateurs ont été abattus dans la commune depuis juillet 2016.

L’abattage de loups, c’est aussi ce qu’a réclamé, le 15 juin, le conseil communautaire du Trièves. Les membres du conseil, qui englobe 28 communes de l’Isère, ont même voté une motion pour demander le « prélèvement immédiatement d’une meute de sept loups installée sur le balcon est du Vercors ».

M.-F. M.

(1) Union pour la sauvegarde des activités pastorales.