Un an jour pour jour après le lancement des États généraux de l’alimentation (lire aussi page 15), le président de la République a reçu, le 20 juillet, les représentants des cinq syndicats agricoles (1). Un fait rare et une première dans le quinquennat Macron. Destinés à réaliser un point d’étape sur les différents chantiers en cours (le projet de loi alimentation, le budget de la Pac, la réforme de la fiscalité agricole…), les échanges se sont avant tout concentrés sur la fixation des indicateurs de prix et de coûts de production. Indices qui devraient servir de référence aux contrats lors des prochaines négociations commerciales.

Rendez-vous en septembre

Emmanuel Macron a rappelé aux représentants syndicaux présents qu’il revenait aux filières de s’entendre sur leur fixation au sein des interprofessions. Pour s’en assurer, deux rendez-vous seront fixés en septembre. Ils réuniront les syndicats agricoles, les transformateurs et les distributeurs.

Jean Mouzat, président du Modef, a indiqué qu’Emmanuel Macron souhaitait que « les choses soient réglées au plus tard le 1er octobre ». Si aucune solution n’était trouvée, deux sanctions pourraient être prises : « Enlever aux distributeurs le bonus que représente l’augmentation du seuil de revente à perte et ne plus reconnaître les interprofessions qui ne joueraient pas le jeu », rapporte la Coordination rurale.

Alexis Marcotte

(1) : La Coordination rurale, le Modef, la FNSEA, Jeunes agriculteurs et la Confédération paysanne.