En sortant de l’Elysée, le 28 mars, la délégation des territoires, constituée d’éleveurs et d’élus (1), a croisé par hasard l’épouse du président de la République. Mélanie Brunet, l’une des éleveuses, a saisi l’opportunité pour l’aborder et la sensibiliser au problème de la prédation. Brigitte Macron a promis d’en faire part à son mari.

Le chef de l’État devrait être bien informé sur la problématique. Il avait déjà été alerté lors du Salon de l’agriculture par des membres de la délégation qui lui avait remis une pétition accompagnée de la motion des territoires. Près de 900 personnes, dont 44 parlementaires, 28 élus régionaux, 280 maires l’ont déjà signée.

Le 28 mars à l’Elysée, la délégation a rappelé le coût que représente le prédateur pour l’État. « Alors que les budgets des élus sont de plus en plus contraints, les dépenses pour le loup ont explosé ces dernières années », insiste Frédérique Puissat, sénatrice de l’Isère. Les représentants de l’Élysée ont exprimé leur intention de faire diminuer le nombre de victimes en 2018. « Les loups hybrides ne seront pas décomptés du quota », a indiqué Yann Souriau, maire de Chichilianne (Isère). Pour l’élu, la pression du loup est insoutenable. « Un chien de protection a encore attaqué gravement une personne sur ma commune, déclare-t-il. Nous avons une responsabilité pénale sans avoir la possibilité d’intervenir. »

M.-F. M.

(1) La délégation, constituée de Mélanie Brunet, présidente du Cercle 12, Olivier Maurin, président d’Elovel IGP Agneau, André Baret, président du Cercle 48, Gérard Landrieu, maire de Prévenchères (Lozère), Yann Souriau, maire de Chichilanne (Isère), Frédérique Puissat, sénatrice de l’Isère, Patricia Morhet-Richaud, sénatrice des Hautes-Alpes et leur avocat, était reçue par Audrey Bourrolleau, en charge de l’Agriculture à l’Elysée et Stéphane Bouillon, préfet coordonnateur du plan loup.