Un label de plus ? On nous corrige : plutôt une « démarche fédératrice ». Loin de vouloir ajouter à la cacophonie des labels, le mouvement « Pour une agriculture du vivant », qui fêtera son premier anniversaire, veut apporter de la lisibilité dans les démarches agroécologiques. Sans label pour l’instant, même si elle a le projet d’en créer un. L’idée est belle mais pas nouvelle : le label HVE (Haute valeur environnementale) avait la même ambition. Pour un succès discutable !

Ce mouvement est différent, nous assure son président Jean-Philippe Quérard. Venu de l’aval, il a à cœur de « réconcilier tous les acteurs » : producteurs, industriels, restaurateurs, GMS, chercheurs… Son mouvement « veut faire converger les démarches existantes en proposant un référentiel commun de l’agroécologie ». Il revendique trois piliers : l’agronomie (« un sol vivant est la clé de voûte de la durabilité »), l’économie et la nutrition « pour que le consommateur n’ait plus à choisir entre sa santé, l’environnement ou la rémunération des producteurs ». Là encore, le créneau semble déjà pris par Ferme France, qui veut calculer la « valeur sociétale » des produits. On nous répond que l’adhésion à « Pour une agriculture du vivant » pourrait être un point de départ et le label « sociétal » un point d’arrivée. Affaire à suivre.

B.L.