La Fondation Nicolas Hulot (FNH), Interbev (interprofession bovine) et l’institut Veblen demandent, dans un rapport publié le 26 mars, que les produits importés répondent aux mêmes règles de production que celles en vigueur dans l’UE. « Nous voulons protéger l’environnement et nos agriculteurs. Nous travaillons depuis longtemps avec Interbev sur le sujet des importations de viande », explique Samuel Léré, de la FNH.

Les trois organisations estiment que la France doit porter au niveau européen, lors de sa présidence début 2022, la mise en œuvre d’un règlement introduisant des « clauses miroirs » et le renforcement des contrôles. Elles jugent que ce règlement pourrait être compatible avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce. « Nous ne voulons pas d’un abaissement des normes », insiste Samuel Léré, qui prône un niveau d’exigence sociale et environnementale élevé, pour faire évoluer les pratiques de nos partenaires commerciaux.

La Coordination rurale, dans un communiqué du 26 mars, indique « se reconnaître dans ce combat » et rejoindre les auteurs de ce rapport.

M.S.