«L’état ne peut plus occulter la mise en danger de mort de l’élevage en plein air et rester indifférent à la détresse des éleveurs et des élus locaux », grondent le syndicalisme majoritaire (*) et les chambres d’agriculture, dans un communiqué publié le 7 janvier. Les organisations demandent « la réouverture en urgence du plan loup 2018-2013 », constatant une population en hausse et une « explosion » des attaques.

Tirer au premier assaut

Pour Claude Font, responsable du dossier prédation à la Fédération nationale ovine (FNO), « l’objectif d’une population de 500 loups à la fin du quinquennat Macron est atteint. Toutes les observations de terrain vont dans ce sens. Entre juin et octobre 2018, le nombre de zones de présence permanente du loup (ZPP) est passé de 72 à 85 ». Pour le syndicaliste, « il faut remettre à plat le plan loup. Chaque éleveur ou ayant droit doit pouvoir réaliser un tir de défense dès la première attaque, sans contrainte administrative ».

Vincent Guyot

(*) FNSEA, FNO, Fédération nationale bovine (FNB), Jeunes agriculteurs (JA).