Alors que le temps est à la rentrée scolaire, certains se font déjà taper sur les doigts. Dans une série de réponses à des questions parlementaires, publiées entre le 27 et le 29 août, Didier Guillaume a sorti sa règle au sujet du budget des chambres d’agriculture. Alors que le ministre confirme qu’une baisse de 45 millions d’euros dans leur budget est prévue dans le projet de loi de finances de 2020, il somme les établissements publics à revoir plus largement leur copie : « Les chambres d’agriculture devront engager une réduction de leurs coûts, mettre en place des mesures de rationalisation de leur organisation et se montrer plus sélectives dans leurs investissements. »

Une phrase qui sonne comme un zéro pointé à l’égard de la gestion des chambres. L’objectif de la mesure ? Leur permettre « de maintenir un haut niveau de service aux agriculteurs, aux propriétaires forestiers et aux territoires ruraux, et d’accompagner, en particulier, la transition agro-écologique ». En face, l’APCA (1) a déjà dit qu’elle voulait bien réaliser ces nouveaux devoirs, mais qu’il lui fallait des moyens. Sans feuilles ni stylos, il n’est pas toujours facile de rendre sa copie.

A. Marcotte

(1) Assemblée permanente des chambres d’agriculture.