Dans le cadre de la limitation de la propagation du Covid-19, le président de la République et le Premier ministre ont annoncé des mesures de restrictions. Jusqu’au 31 mars 2020 au moins, les déplacements autorisés seront limités aux trajets entre domicile et activité professionnelle, aux déplacements pour l’achat de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et de première nécessité, ainsi qu’aux déplacements de santé ou familiaux avec présentation obligatoire d’une attestation.

Pas de restrictions

Jusqu’au 15 avril, les lieux dits « non indispensables à la vie de la nation », tels que les cinémas, les bars ou commerces (hors commerces alimentaires, pharmacies, banques, stations-service ou distribution de la presse) ne pourront plus accueillir de public.

Le 17 mars, après avoir échangé avec le ministre de l’Agriculture, la FNSEA a précisé que les activités agricoles ne seraient pas concernées par ces restrictions. Les commerces pour l’entretien et la réparation des engins et matériels agricoles, les fournisseurs des exploitations agricoles, la location (bail) de machines et équipements agricoles, les commerces de détail alimentaires ou de fruits et légumes en magasin spécialisé resteront bien exclus des interdictions, comme l’indique un arrêté paru le 16 mars. Les agriculteurs pourront poursuivre leur activité « à condition de respecter les gestes barrière à la transmission du virus ».

Les services vétérinaires auront pour mission d’assurer la continuité du service auprès des animaux nécessitant des soins qui ne peuvent être différés, d’assurer la surveillance des maladies contagieuses, ainsi que les interventions en lien avec la qualité sanitaire des denrées alimentaires d’origine animale, précise l’Ordre national des vétérinaires. La prise en charge d’une demande d’un client sera soumise à la condition préalable d’un contact téléphonique.

Rupture du modèle

La FNSEA appelle le gouvernement à être vigilant au sujet de l’embauche des salariés, alors que les frontières européennes seront fermées dès le 17 mars 2020. Les secteurs de l’horticulture et pépinières, non prioritaires car non-alimentaires, devront être soutenus et accompagnés dans les plus brefs délais, ajoute le syndicat.

Lors de sa première allocution, le 12 mars, Emmanuel Macron avait estimé que « déléguer notre alimentation était une folie ». Il a également déclaré vouloir « interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies. […] Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. »

Alessandra Gambarini