Pas de conclusion commune ! À Bruxelles, le 19 mars, le Conseil de l’Union européenne a rendu sa copie concernant la Pac après 2020. Seuls vingt-trois États membres sur vingt-huit ont approuvé le texte. Ce sont donc les conclusions de la présidence bulgare, et non celles du Conseil, qui ont été adoptées.

Depuis le début de l’année, les vingt-huit ministres de l’Agriculture se sont réunis à plusieurs reprises pour formuler des propositions à la suite de la communication de la Commission européenne sur l’avenir de la Pac, présentée en novembre 2017.

La convergence divise

Le ministre bulgare, président du Conseil, s’est félicité de cette décision, tout en expliquant que toutes les propositions n’ont pas fait l’unanimité. Le principal point de désaccord concerne la convergence des aides. « C’est un débat entre les anciens et les nouveaux États membres », explique-t-il. Les trois États baltes, la Pologne et la Slovaquie, qui souhaitent une convergence totale des paiements directs, ont signifié leur opposition sur ce point.

Le sujet des soutiens couplés a été également largement débattu. L’Allemagne, qui n’utilise pas ce dispositif, demande son plafonnement. Le commissaire européen à l’Agriculture et au développement rural, Phil Hogan, a confirmé que les propositions législatives de la Commission pour la Pac post-2020 pourront être formulées d’ici fin mai, début juin. Le cadre budgétaire pluriannuel 2020-2027 sera, quant à lui, présenté début mai.

Marie Salset