Le ministre de l’Agriculture estimait le 7 mai dernier, dans une audition au Sénat, à près de 100 millions d’euros les pertes enregistrées par les établissements de l’enseignement agricole depuis leur fermeture à la mi-mars.

Trois raisons expliquent ce chiffre, selon un rapport du 3 juin de la commission culture et éducation du Sénat : le remboursement aux familles de l’internat et de la restauration collective, la fermeture des activités annexes des établissements (crèches d’application, magasins et cuisines centrales) et le soutien aux personnels sous contrat qui ne peuvent pas bénéficier du chômage partiel. Selon Didier Guillaume, le ministère a fait en sorte de n’arrêter aucun contrat.

Quant aux lycées agricoles privés, ils auraient maintenu le paiement des salaires de leurs personnels.

Ces pertes contribueront à fragiliser des établissements qui étaient déjà dans une situation délicate. Selon le rapport du Sénat, plusieurs EPLEFPA (établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole) étaient déjà sous surveillance. « Malgré une amélioration générale ces dernières années, 45 % étaient dans une situation financière difficile ou préoccupante en 2017. »