À Rampillon, dans la Seine-et-Marne, un dispositif expérimental a été mis en place afin de diminuer la teneur en herbicides et en nitrates des eaux issues du drainage. Le principe repose sur la construction de bassins artificiels en amont des zones de captage d’eau potable. L’activité microbienne autour de la végétation favorise la dégradation des pesticides, à hauteur de 40 à 50 %.

Plusieurs agriculteurs ont été impliqués dans la mise en place de ces zones tampon. Ils se sont également engagés à réduire leur application d’engrais en amont. Depuis le début du projet en 2005, les chercheurs de l’Irstea ont ainsi observé une diminution de 25 % des nitrates à l’entrée du dispositif.

Adèle MagnardJournaliste-reporter d'images