SIP, une usine qui n’a pas à rougir
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  • SIP, implanté à Šempeter v Savinjski dolini a été fondé 1954. L’entreprise, qui s’appelait alors Agro Service n’a acquis son nom actuel qu’en 1967. Depuis le début, elle est spécialisée dans le matériel de fenaison. L’entreprise s’ouvre à l’Europe de l’ouest et au reste du monde dans les années 90.

  • La société n’est passée en propriété privée qu’en 2007. Elle emploie environ 250 personnes sur son site de 8 ha, dont 3,8 ha de bâtiment. L’usine sort environ 4 000 machines par an pour un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros en 2018.

  • Le constructeur propose une gamme complète pour la fenaison, avec des faucheuses de 3 à 15 mètres, des faneuses de 4 à 14 toupies et des andaineurs de 3 à 12,5 mètres.

  • SIP conserve dans son catalogue des machines alpines adaptées à son marché. Ainsi, des autochargeuses, ou encore des épandeurs à fumier sont toujours construits. Une gamme d’épandeur de capacité supérieure est aussi au catalogue.

  • Passons maintenant les portes de l’usine. À l’intérieur, les machines sont construites pratiquement de A à Z. Les plaques et les profilés de tôles arrivent brutes à l’usine. SIP possède notamment quatre découpeuses laser à commandes numériques.

  • Les différentes plaques sont ensuite assemblées pour réaliser les machines. En tout 50 postes sont dédiés à la soudure.

  • L’usine est aussi équipée de robots pour la soudure, ou encore pour la mise en place de pièces dans des machines outils. Des cintreuses automatisées pour les tubulures font également partie des équipements.

  • Les pièces, une fois finies, sont ensuite conduites sur la chaîne de peinture. Celle-ci est réalisée par application de poudre.

  • Une fois parées de leurs couleurs noires ou rouges, les différentes pièces sont acheminées sur les lignes d’assemblage.

  • Chaque gamme de produits possède sa ligne d’assemblage. Ici, ce sont les faucheuses frontales qui prennent forme.

  • Juste avant, les lamiers sont assemblés à l’usine. Ils passent ensuite dans un bain d’eau afin de tester leur étanchéité.

  • Une fois terminées, certaines machines sont en parties redémontées pour permettre leur exportation. Le constructeur livre en effet des marchés comme la Nouvelle-Zélande, ou encore l’Amérique du Nord.

  • En plus des andaineurs à rotors, le slovène construit depuis peu une gamme d’andaineurs à tapis. L’offre se décline de 3 à 5 mètres avec des modèles portés et semi-portés. Ces machines sont issues d’un partenariat avec l’autrichien Reiter.

Bienvenue en Slovénie, petit pays au bord de la mer coincé entre l’Italie, l’Autriche et le début des Balkans. La Slovénie fait partie de l’ancienne Yougoslavie. C’est ici que SIP, petit constructeur local qui arrive doucement dans l’Hexagone nous a ouvert ses portes afin de découvrir son moyen de production. Bien loin de l’image d’Épinal que l’on a parfois des anciennes usines soviétiques, le constructeur possède une usine moderne, et en adéquation avec le marché de l’Europe centrale.

Pierre Peeters