Pendant le Sima, du 26 février au 2 mars 2017, l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) présentait de part et d’autre de son stand deux machines identiques, ressemblant en tout point à la cabine d’un tracteur. Un siège, un volant, des pédales, un bruit de moteur : il s’agit de deux simulateurs de conduite d’un tracteur.

Nommés SimTrac, ces deux exemplaires pilotes sont conçus par l’Irstea, avec le soutien de la Caisse centrale de la MSA et du ministère de l’Agriculture. L’objectif est de former les étudiants à l’utilisation d’un engin agricole en toute sécurité, et de développer l’apprentissage de la conduite par la simulation. Marche avant, marche arrière, passage des vitesses, freinage… Les élèves doivent penser à tout, comme dans une véritable cabine.

Le paysage est simulé par cinq écrans, qui diffusent les images d’un logiciel de la société 4D-Virtualiz. Les mouvements varient selon les interactions de l’étudiant avec l’équipement de la machine. Tout est paramétrable. Le SimTrac offre plusieurs types de conduite, avec et sans outil tracté. Il décline différents environnements, au champ avec le travail du sol ou la récolte, sur l’exploitation et sur la route. Le logiciel permet aussi de faire varier les conditions, tel que le climat, ou la pente.

Des données pour améliorer la sécurité

Pour l’heure, les deux SimTrac ne seront proposés que dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Leur diffusion pourrait s’étendre. « Les données issues de ces utilisations seront analysées par leurs propres chercheurs pour améliorer la sécurité des engins, précise l’Irstea dans un communiqué. Ils étudieront plus particulièrement les comportements des chauffeurs sur les tracteurs, en vue d’identifier d’éventuels facteurs à risques d’accident. »

L’Irstea espère développer des dispositifs visant à faciliter des opérations délicates et à accroître la sécurité des machines, en particulier contre le renversement. Rappelons que c’est l’une des premières causes d’accident chez les agriculteurs.

Hélène ChaligneJournaliste – Service web