Les points clés à vérifier
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  • 1. Vérifier l'état général. Il convient de vérifier les serrages des principaux écrous et vis comme la fixation du contrepoids arrière, de la cellule de sécurité, des dents du godet ou bien encore du train de roulement. Une autre vérification concerne le bon fonctionnement hydraulique de l'engin. Pour cela, tendre la flèche et le balancier puis éteindre la machine. Si un des éléments baisse, il y a une fuite sur le circuit ou un problème sur le clapet antiretour. Dans le même but, il faudra lever la pelle avec la lame et le godet.

  • 2. Entretien du moteur et vidange de l'hydraulique. Face aux préconisations des constructeurs, beaucoup d'entreprises adoptent un plan d'entretien visant à limiter les temps d'immobilisation de la machine. Le modèle le plus souvent rencontré préconise une vidange du moteur et un échange de tous les filtres du moteur (air, huile, gasoil, séparateur d'eau) toutes les 300 à 350 heures. Ce même planning fixe également une vidange de l'huile hydraulique toutes les 2.000 heures ou tous les deux ans. Toutefois, sur les machines anciennes, cette opération pourra se faire toutes les 1.000 heures.

  • 3. Chercher le jeu. La flèche peut être dotée d'un déport hydraulique. Le pivot vertical composant le dispositif peut connaître une usure prononcée. Dans ce cas, il convient de le remplacer, ainsi que la bague d'usure l'accompagnant.

  • 4. Contrôler la flèche et le balancier. Les fixations de vérins et les articulations doivent être graissées tous les jours. En cas de jeu à ces niveaux, remplacer les axes et bagues d'usure. Changer également tout flexible ou tuyau présentant une usure prononcée.

  • 5. Prendre soin de la tête d'attache. L'entretien de la tête est similaire au restant de la flèche. Noter que, lors des changements de godet, il est important de bien nettoyer autour des fixations afin de ne pas introduire de corps étrangers pouvant entraîner une usure prématurée.

  • 6. Vidanger les moteurs de translation. L'opération s'effectue une première fois après 100 heures, puis toutes les 1.000 heures. Le bouchon de vidange doit être positionné en bas afin d'évacuer toute l'huile usée. Le remplissage de l'huile neuve s'effectue par un orifice central servant également de niveau.

  • 7. Contrôler la tension des chenilles. Pour contrôler la tension des chenilles, il faut soulever la machine à l'aide de la flèche et s'assurer ensuite que la distance entre le bord inférieur du châssis portant les galets de roulements et la face inférieure de la chenille soit conforme aux cotes du constructeur. Si la tension n'est pas correcte, celle-ci peut être réglée. Pour cela, deux systèmes existent : le tendeur à vis ou le système à graisseur.

  • 8. Traquer l'usure. Une minipelle peut être équipée de chenilles en caoutchouc ou acier. Ce dernier modèle possède une durée de vie supérieure. Cependant, en cas de remplacement complet (palette et chaîne), il est également nécessaire de remplacer le barbotin ainsi que les galets et, en fonction de l'usure, la roue folle. Concernant les chenilles en caoutchouc, leur durée de vie en utilisation courante est estimée à 2.000, voire 2.500 heures. Cependant, en utilisation intensive, celle-ci peut descendre à 800 heures.

  • 9. Graisser et tester la tourelle. La couronne de rotation de la tourelle doit être graissée toutes les 50 heures. Pour cela, les minipelles sont généralement dotées d'un graisseur déporté. Le réducteur de rotation doit être vidangé toutes les 1.000 heures. Un non-blocage de la tourelle, moteur éteint, ou l'obligation de compenser pour rester dans la bonne position en dévers sont deux signes de dysfonctionnement. Celui-ci peut venir soit du clapet antiretour du moteur de tourelle qui est grippé ou cassé, soit du frein de tourelle qui est usé. Il est possible d'intervenir soi-même sur le clapet antiretour, ce qui n'est généralement pas le cas du frein. Si ce dernier est la source du problème, il vous faudra voir avec votre concessionnaire.

Un bon entretien de cet engin est primordial pour que l'investissement soit rentabilisé à long terme. La minipelle est un outil de plus en plus présent sur une exploitation. Souvent acheté en commun pour une utilisation ponctuelle, le retour sur investissement est loin d'être évident au premier abord.

Sébastien Chopin