Guillaume a repris les 200 hectares de son père et de son oncle depuis 2013. Engagé dans la filière blé-CRC, il se refuse à utiliser les insecticides. Et, afin de lutter contre les limaces, il utilise depuis deux campagnes le phosphate ferrique, à la place du métaldéhyde.
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Guillaume a repris les 200 hectares de son père et de son oncle depuis 2013. Engagé dans la filière blé-CRC, il se refuse à utiliser les insecticides. Et, afin de lutter contre les limaces, il utilise depuis deux campagnes le phosphate ferrique, à la place du métaldéhyde.

« Ce produit a beaucoup moins d’impact sur les auxiliaires de cultures, et notamment les carabes », se réjouit Guillaume. C’est un formateur qui lui a expliqué que le métaldéhyde, la solution de synthèse la plus courante pour détruire les limaces, a également raison des carabes, leurs prédateurs naturels.

Les couverts, un régal de limaces

Car depuis son passage au semis direct, et à l’agriculture de conservation des sols, Guillaume doit prêter une attention plus grande au développement des limaces. « Je peux avoir des gros dégâts. Donc j’ai une surveillance accrue en amont des semis, et je fais des comptages. »

Guillaume pose donc des pièges dans ses champs, des carrés de 25 cm² composés d’une surface réfléchissante, et d’une feutrine qui retient une partie de l’eau. Ces pièges ménagent des espaces humides permettant au céréalier de compter les insectes, environ une fois par semaine, le matin. « Est-ce qu’on est sur une dynamique de limaces jeunes ? De pontes qui démarrent juste ? C’est important de savoir si la dynamique est montante ou descendante, parce que ça n’a pas le même effet sur les cultures. »

D’après ses observations, le précédent colza pour un blé semé en direct présenterait l’un des plus grands risques. « Ça fait trois ans, et à chaque fois j’ai eu des impacts très importants ». Le semis en direct de blé derrière un maïs peut également être problématique.

Travailler la résilience

Le coût du phosphate ferrique serait environ deux fois plus élevé que les solutions traditionnelles. Mais Guillaume est prêt à faire cet investissement, dans la mesure où il lui permettra, à terme, de rétablir les prédateurs naturels des ravageurs.

« C’est aussi la base de l’agriculture de conservation des sols, de retrouver une fonctionnalité globale du système agronomie, plus autonome, par le principe de copiage des forêts, avec un meilleur équilibre de la vie dans les sols, entre les insectes ravageurs et prédateurs. »

Pour atteindre cet objectif, Guillaume souhaite poursuivre ses expériences sur le semis direct et l’implantation des couverts végétaux, mais également utiliser les nouvelles solutions de biocontrôle qui arriveront sur le marché. « Ces produits permettent d’avoir un impact le plus léger possible sur toute la vie qu’il y a dans les parcelles. »

Ivan Logvenoff
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