« On enlève tout ce qui est blés cassés, mauvaises graines, même le très gros pour avoir un blé bien homogène », explique Stéphane Jouatel, trieur à façon dans la Sarthe. C’est la première étape dans la préparation des semences de ferme. Vient ensuite l’enrobage des graines. « Suivant la protection que veut l’agriculture, je mets tel produit ou tel produit », explique-t-il en montrant son système de pompes reliées aux bidons de produits phytosanitaires.

Des semences moins chères

Au-delà du traitement phytosanitaire, l’intérêt des semences de ferme est également économique. « Il y a une économie financière qu’on peut estimer entre 30 % et 50 % de coût de semences en moins en faisant appel à un trieur », analyse Sylvain Ducroquet, président du Staff. Pour le triage des semences en 2017, il annonce dans les Hauts-de-France, sa région d’activité, un écart de tri de 10 à 15 %, bien moindre que celui de la moisson de 2016.

Tanguy DhelinJournaliste web