Un salon tourné vers la performance
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  • « Je vais voir un peu de ferraille, ça va me changer », pouvait-on entendre dans l’allée conduisant à l’entrée. Ce visiteur ne sera pas déçu. À peine après avoir franchi les banderoles du salon des Cuma, il tombera « nez à nez » avec l’impressionnant cueilleur 4416 à 16 rangs du constructeur CaseIH, attelé à une Axial-Flow 7250. Bienvenue à MécaMaïs !

  • À salon spécialisé, machines spécialisées, comme avec le constructeur Frema. Ce dernier possède une expérience de 25 ans dans la conception et la fabrication d’enjambeurs multifonctions pour les cultures hautes. Ces 26 et 27 septembre, il montrait notamment deux des castreuses figurant à son catalogue.

  • Un autre poids lourd de la castreuse, Vermande, faisait aussi étalage de son savoir-faire. L’enjambeur pour la castration 2204 était notamment mis à l’honneur. Créée en 1954 par Mr Vermande père dans le Lot-et-Garonne, la SA éponyme s’est spécialisée dans la fabrication et la vente d’enjambeurs toutes catégories, pour la vigne, le tabac, le maïs, les traitements, etc.

  • Retour au cueilleur avec ce bec italien Capello Diamant. Il est monté sur une moissonneuse Fendt 5275 CPLI dont le rattrapage de nivellement latéral atteint 20 %. Le système ParaLevel doit aussi assurer 30 % de rattrapage en longitudinal en montée. Les coteaux de la Gascogne, du sud des Landes ou du Béarn n’ont qu’à bien se tenir !

  • Non loin des cueilleurs, autre ambiance ! Un camion Iveco roulant au bio-GNV (gaz naturel véhicule) trône en bord d’allée aux côtés d’autres stands faisant la promotion de la méthanisation et du biométhane. Il faut dire que le nombre d’installations a explosé dans le Sud-Ouest. La Nouvelle-Aquitaine compte 51 méthaniseurs agricoles et collectifs en fonctionnement au 1er janvier 2017.

  • Agri 33, lui aussi, « envoie du lourd » sur son stand. Mais à la différence du moteur utilisant du bio-GNV sur le stand de GRDF, celui-là utilise toujours du GNR. Ce Versatile 610 Delta Track de dernière génération est désormais proposé par la concession de la Gironde. Sous son capot, ce tracteur articulé et chenillé possède 650 chevaux de puissance maximale.

  • Pause fraîcheur sur le parcours. La température grimpe et ce petit diorama de plein air donne des idées !

  • MécaMaïs est aussi un salon de démonstration. Pour preuve, l’atelier de destruction de couverts proposé avec quelques constructeurs volontaires, dont ici Bonnel et son rouleau porté avant Ecorouleau.

  • Il ne fallait pas moins d’un Fastrac à Actisol pour aussi faire la démonstration de son rouleau Roll Krop. Deux trains de quatre rouleaux à lames montés en quinconce composent l’outil. Ils sont montés sur un châssis caissonné à attelage réversible. Le positionnement angulaire doit faciliter le sectionnement de la végétation.

  • Au pays du maïs roi, les autres cultures adaptées aux terres, climat et itinéraire technique du Sud-Ouest ne sont toutefois pas oubliées. Ainsi, les démonstrations de moisson concernaient aussi le tournesol. La coupe au plateau long et rigide de Zaffrani montre une section coupante jusqu’au ras du tablier. Son bouclier avant fixe incline la tige. Ici en 7,4 mètres, elle intègre un broyeur tournant à 1 800 tr/min et monté sur parallélogramme. Sa configuration est telle qu’elle doit faire rentrer le moins de matières possible.

  • La démonstration de récolte de soja attire aussi les foules. La coupe flexible espagnole Tort « repose » au sol. Elle doit récolter le plus bas possible pour ramasser un maximum de gousses, sans cailloux ni terre grâce à une cornière. Elle est aussi adaptée aux petits pois. Une adaptation pour le colza ou pour le tournesol est proposée. Une pompe permet de rigidifier le lamier.

  • Pendant ce temps, plus loin sur une parcelle, les bennes Gourdon attendent. Parmi les tracteurs présents sur le salon, Renault ne manque pas à l’appel avec cet Arès 640.

  • Les visiteurs ont aussi droit à une pause… à l’ombre. On remerciera la moissonneuse New Holland et le cueilleur de Saragosse Yunkax de Maya.

  • « Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder. » Et beaucoup de monde a suivi le conseil d’Oscar Wilde écrit dans le camion de la ferme de la Clé des Champs. Le thermomètre affichant plus de 30 degrés, les visiteurs ont été nombreux à déguster les glaces artisanales des Givrés des Champs, produites dans le Béarn.

  • Rien de tel qu’une démonstration de semoirs monograine après avoir repris des forces. La plupart des grands noms ont argué tour à tour en faveur de leur bébé, tel John Deere pour son Exact Emerge à distribution électrique. Deux moteurs sont disposés par élément, l’un pour assurer la distribution, l’autre pour accompagner la graine jusqu’à la descente.

  • Kuhn, le voisin du moment, montrait lui son Maxima 3E. Sa rampe est téléscopique et l’entraînement est aussi électrique. Ce huit-rangs mesure 3 mètres de largeur au transport. Un seul vérin assure dépliage et repliage. La pression de terrage, jusqu’à 183 kg par élément, se règle à la poignée.

  • Peu d’appareils pour l’épandage sur le salon, hormis ce Ploeger AT4103. Cet automoteur d’épandage à trois roues est équipé d’une roue avant centrale sur pivot pour la direction. Il reçoit un moteur à 5 cylindres Scania de 9,3 l et développe 400 ch.

  • MécaMaïs 2018, c’est terminé. Retour aux chantiers !

Vincent Gobert