L'introduction d'outils financiers, comme le nouveau contrat sur la poudre de lait écrémée (LEP) standard qu'Euronext s'apprête à lancer, est une évolution indispensable, estime Benoît Labouille, directeur général d'Offre et Demande Agricole (ODA), une société de conseil en gestion de risque des prix. « Avec la déréglementation instaurée par la réforme de la Pac et la fin prochaine des quotas, le marché européen est en prise directe avec le marché mondial et sa volatilité, explique-t-il. Face à cette volatilité, les industriels agroalimentaires ont besoin de se protéger et de fixer des prix à l'avance. » Les éleveurs n'en seront pas des utilisateurs directs, précise-t-il.

par Elsa Casalegno et Bruno Vitasse