Nuisibles
Le Conseil d’État déclasse certaines espèces

Dans certains départements, la pie, la fouine, la corneille et le corbeau freux, l’étourneau et la belette ne sont plus considérés comme des nuisibles. Le Conseil d’État a donné raison aux associations écologistes.
Le Conseil d’État s’est positionné le 14 juin 2017 en faveur de l’annulation d’un arrêté de classement des espèces nuisibles. Cet arrêté, daté de 2015, est ainsi annulé pour la pie, la fouine, la corneille et la belette dans plusieurs régions.
Pris en 2015 par le ministère de l’Écologie, l’arrêté avait suscité l’opposition d’associations. Il classait une dizaine de mammifères et d’oiseaux comme nuisibles, autorisant leur destruction par piégeage ou par tir dans certains départements ou certaines communes. Or l’arrêté ne s’appliquera plus pour :
- La pie dans l’Aube, l’Aude, la Haute-Loire, la Meurthe-et-Moselle, la Nièvre, les Hautes-Pyrénées, le Haut-Rhin et le Var,
- La fouine dans la Marne et la Savoie,
- La corneille et le corbeau freux dans la Haute-Loire,
- L’étourneau dans la Haute-Vienne,
- La belette dans la Moselle.
« Pas de sens biologique »
Dans un communiqué de presse du 16 juin 2017, les associations écologistes France Nature Environnement ainsi que Humanité et Biodiversité, se félicitent de cette décision. « Le concept de “nuisible” n’a pas de sens en biologie, car toutes ces espèces jouent un rôle utile dans les écosystèmes, estiment-elles, assurant que les petits prédateurs tels que la fouine, la martre et la belette contribuent à réguler les populations de rongeurs.
Les associations souhaitent pousser le débat plus loin, et appellent à revoir l’ensemble de la réglementation pour « prendre en compte les réalités biologiques et privilégier les méthodes préventives, afin de mettre un terme aux destructions injustifiées de dizaines de milliers d’animaux sauvages chaque année. »
"Le concept de « nuisible » n’a pas de sens en biologie, car toutes ces espèces jouent un rôle utile dans les écosystèmes,"
c'est avec ce type de raisonnement qu'on va considérer la puce, le rat comme ayant un rôle utile. Ce qui est vrai d'un point de vue biologique.
Mais du point de vue humain, c'est beaucoup moins évident.
Il est frappant de voir apparaître de manière de plus en plus récurrente, des problèmes de puces, tiques et autres parasites dans les villes (hôtels, logements): si l'on suit la logique de ces "associations" doit on "laisser faire" la nature?
D'accord mais quand les corbeaux et corneilles détruiront des semis ( maïs , céréales , protéagineux , etc ... ) ce sont ces mêmes écolos qui viendront les chasser des champs ! ça risque de les lasser rapidement ...
Depuis plusieurs années des espèces changent de catégories au gré de ........ Ainsi le blaireau est passé de nuisible à "" gibier"" ( bon appétit ) pendant une période
Quand à "l’opportuniste"étourneau ,il occasionne des dégâts à la campagne et se paie parfois (en nombre) le luxe d'aller dormir en ville "crépissant" allégrement les voitures garées sous leurs perchoirs