Grégoire Besson : les Crossland à l’essai
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  • Au premier regard, les deux outils semblent bien différents. Pourtant ils sont tous les deux issus de la gamme Crossland du constructeur français Grégoire-Besson.

  • Nous avons déchaumé 35 ha de blé (avec pailles exportées) sur une exploitation de la Champagne Berrichonne. Pour emmener ces deux outils, nous étions armés de deux tracteurs Case IH, un Magnum 250 et un Optum 270.

  • Le modèle porté affiche 23 dents pour 5,30 m de largeur de travail. Il comprend 3 rangées de dents.

  • Il est compact, et donc plus facile à manœuvrer lors des fourrières. Cependant, il est lourd et les masses frontales de l’Optum étaient nécessaires pour le bon équilibre du tracteur.

  • Le modèle traîné possède une largeur de travail de 5,75 m et comprend 25 dents. Celles-ci sont réparties sur 4 rangés (une de plus que le modèle porté).

  • Pour les deux appareils, la dent est identique, c’est le modèle Eurochisel. Le nombre de dents au mètre est également identique avec un écartement de 230 mm. Le dégagement sous bâti est de 700 mm pour les deux appareils.

  • La dent est munie d’une sécurité à ressort hélicoïdal avec un effort de déclenchement à la pointe de 450 kg. Nos déchaumeurs étaient équipés d’un soc étroit boulonné réversible, bien adapté pour travailler profondément. Nous avons déchaumé jusqu’à plus de 15 cm de profondeur.

  • Les Crossland sont tous les deux munis d’un double rouleau barre de 400 et 300 mm de diamètre, précédés par une rangée de disques niveleur. Sur le modèle porté, la profondeur de travail s’ajuste avec les rouleaux et le relevage du tracteur.

  • Dans l’ensemble, le travail réalisé est satisfaisant et régulier, malgré des conditions très sèches et un sol compacté. Les 270 ch de nos tracteurs n’étaient pas de trop.

  • Les rouleaux s’ajustent mécaniquement avec un système de tirants avec un cliquet réversible quelque peu fastidieux. On en compte 6 par déchaumeur. Une réglette graduée facilite l’alignement.

  • Les disques niveleurs sont aussi réglables en hauteur. Cela se fait également avec un pas de vis et une manivelle. Celles-ci sont (comme les tirants) au nombre de 6. Elles sont reliées au châssis du rouleau. Ainsi le réglage se fait en fonction du rouleau et non du châssis.

  • Le modèle traîné est attelé sur la barre oscillante du tracteur et repose sur ses 6 roues au travail. Les rouleaux sont présents uniquement pour casser les mottes.

  • Les quatre roues centrales sont montées par paires sur un balancier. Les deux autres roues sont placées sur les extensions repliables.

  • Les roues sont placées au milieu des différentes rangées de dents de l’appareil. Les quatre roues centrales font fonction de roues de transport.

  • Pour régler la profondeur de travail sur le modèle traîne, il faut modifier la géométrie du timon d’attelage et la position des roues. L’ajustement nécessite une grosse clé.

  • Depuis la cabine, le long timon éloigne l’outil du tracteur, par rapport au modèle porté. Une règle graduée bien visible depuis la cabine permet de contrôler la profondeur de travail.

  • Les deux modèles sont repliables et possèdent une largeur de transport de 3m. Le repliage est assuré par un système de compas.

  • Le repliage à plat en 3 parties offre la possibilité pour les deux modèles de travailler repliés en 3 m de largeur.