« Depuis 20 ans qu’on a des dégâts de gibier, c’est de pire en pire », explique Christian Yverneau. L’exploitant explique qu’il a arrêté le maïs du fait des dégâts de sangliers. « Avant, on avait des problèmes sur maïs et blé de maïs, explique-t-il. Maintenant, il attaque tous les blés de betterave, les betteraves et les pommes de terre. » Tout en faisant le tour de ses parcelles, l’agriculteur découvre les nouveaux dégâts du jour. « Mais ils sont où ces sangliers, ils doivent être des centaines ! », s’énerve-t-il.

Pour réduire la population, Christian Yverneau demande aux fédérations et sociétés de chasse alentour d’augmenter les prélèvements. « Il faudrait réduire le coût des bagues une fois les objectifs du plan triennal dépassé », relance-t-il.

Dans l’expectative de l’expertise

Dans l’immédiat, l’agriculteur attend avec impatience l’expert de la fédération de chasse. « Ils envoient un expert national car j’ai plus de 10 ha de touchés » annonce-t-il. Selon lui, « il va falloir se battre » pour faire reconnaître les dégâts dus au piétinement au moment de la germination du blé à la fin de décembre. L’exploitant semble découragé devant l’ampleur de la tâche. « Combien de temps ça va prendre pour analyser chaque trou sur les 37 ha, se résigne-t-il, c’est impossible ! »

Tanguy DhelinJournaliste web