« L’idée, c’est bien de choisir une variété dont la précocité s’adapte à la disponibilité des ressources », a expliqué Philippe du Cheyron, sur l’un des ateliers d’Arvalis lors des culturales 2017. Appliquant un gradient Nord-Sud sur l’Hexagone, il préconise des variétés plus tardives au Nord, qui ont le temps de faire du rendement. En allant vers le Sud, les variétés plus précoces permettent d’éviter les à-coups climatiques, notamment liés à la disponibilité en eau. Ce principe général doit prendre en compte les situations particulières, tels que les sols superficiels ou les semis tardifs, par exemple avec un précédent betterave.

Intégrer le risque maladie dans son choix

Les maladies doivent aussi rentrer en compte dans le choix de la variété. « Le gradient Est-Ouest va pas mal se faire sur l’aspect maladies, précise Philippe du Cheyron. Plus on est océanique, plus on a de maladies et plus il y a de septoriose, alors que plus on est à l’Est, plus c’est séchant, moins il y a de maladies, en gros ». Il évoque particulièrement le cas de la rouille jaune, réapparue depuis 2012.

Tanguy DhelinJournaliste web