Un groupe d'éleveurs du Loir-et-Cher s'est associé à un artisan pour concevoir une machine capable de séparer les pierres des betteraves. Riche en énergie (1,15 UFL/kg MS), la betterave s'avère le complément idéal des rations acidogènes contenant une forte proportion de maïs ensilage et permet d'assurer le stock fourrager grâce à son rendement régulier autour de 15 t MS/ha. Pourtant, elle peine à s'installer durablement car elle a un gros défaut : ses tas contiennent des pierres qui cassent les couteaux des mélangeuses et encombrent les auges.

L'épierrage étant le frein principal au développement de la culture dans le secteur, les éleveurs ont décidé de réfléchir à une machine et de confier l'étude et le développement à Daniel Baumont, un artisan de Brévainville connu pour ses inventions dans le domaine agricole. Son prototype est basé sur un principe utilisé dans l'industrie de la betterave sucrière : faire flotter les betteraves pour les séparer des pierres.

Par Corinne Le Gall