Dans les Pyrénées-Atlantiques, les montants perdus sont modestes (5 400 € en moyenne) car les exploitations le sont aussi : 48 ha en moyenne consacrés au troupeau. Peu rentables, elles ont souvent cherché d’autres sources de revenu. Ce qui a gonflé l’indicateur économique et fait sauter l’ICHN. « La double peine », résume Julien Boyer, de la chambre d’agriculture. Il s’alarme ...
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Dans les Pyrénées-Atlantiques, les montants perdus sont modestes (5 400 € en moyenne) car les exploitations le sont aussi : 48 ha en moyenne consacrés au troupeau. Peu rentables, elles ont souvent cherché d’autres sources de revenu. Ce qui a gonflé l’indicateur économique et fait sauter l’ICHN. « La double peine », résume Julien Boyer, de la chambre d’agriculture. Il s’alarme : « Sur les 76 communes sortantes, le nombre d’élevages bovins est passé de 688 à 434 entre 2000 et 2018. L’élevage laitier a disparu dans vingt communes et l’allaitant dans quatre. La fin de l’ICHN va accélérer le déclin. »

Pour compenser l’ICHN, une MAEC Polyculture-élevage pourrait être ouverte sur les territoires touchés, où elle n’était pas proposée. Elle cadre avec les pratiques des élevages allaitants. Mais par manque de surface, les laitiers dépassent le plafond d’achat d’aliment. Julien Boyer estime que « 78 exploitations, qui touchaient en moyenne 7 700 € d’ICHN, ne pourront pas souscrire la MAEC ». De toute façon, « ce n’est qu’un pansement ». Et elle ne dure que cinq ans.