L’entreprise canadienne Dot continue d’innover dans la robotisation. Sa station de puissance entièrement autonome alimentée par un moteur Cummins de 173 ch est désormais équipée d’un attelage à quatre points. Celui-ci lui permet de passer d’un équipement à un autre. Il suffit de brancher deux flexibles pour que la machine soit attelée à l’outil et puisse se lancer seule dans son travail.
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L’entreprise canadienne Dot continue d’innover dans la robotisation. Sa station de puissance entièrement autonome alimentée par un moteur Cummins de 173 ch est désormais équipée d’un attelage à quatre points. Celui-ci lui permet de passer d’un équipement à un autre. Il suffit de brancher deux flexibles pour que la machine soit attelée à l’outil et puisse se lancer seule dans son travail.

Ainsi une seule station est suffisante pour réaliser les travaux de semis, roulage et pulvérisation, mais pas uniquement puisqu’un transbordeur est lui aussi en fonctionnement sur les parcelles d’Amérique du Nord. Celui-ci suit la moissonneuse-batteuse et se dirige vers les remorques en autonomie totale. Le PTAC de 18 tonnes limite son efficacité.

La station affiche un poids à vide de 5,6 tonnes, minimisant ainsi le tassement du sol. En ce qui concerne la consommation de l’appareil, le constructeur annonce 20 % de moins que celle d’un tracteur de même puissance pour la traction d’un outil similaire.

Une gamme complète d’outils

Le semoir SeedMaster de 9 mètres de largeur de travail est destiné au semis direct. La rampe de pulvérisation compatible avec la station s’étend sur 18 mètres avec une cuve de 3 800 litres. Cette rampe est capable d’assurer la modulation de dose intraparcellaire grâce au logiciel de pilotage fourni par le constructeur.

Le transbordeur monté sur la station Dot affiche une capacité totale de 14 tonnes. © Dot

Le transbordeur, quant à lui, dispose d’une capacité de 14 tonnes. Enfin, le rouleau atteint une largeur de 12,50 mètres. La gamme d’outils s’étoffe donc de manière conséquente pour la station Dot. Suffisamment pour subvenir entièrement aux besoins matériels d’une ferme nord-américaine.

Priorité à la sécurité

Le pilotage de cette station se fait via un tracé dessiné par l’agriculteur sur son ordinateur. Tracé qui sera suivi à la lettre par la machine une fois sur la parcelle, grâce à la triangulation GPS. Pour la sécurité, des caméras sont disposées de part et d’autre de la plateforme pour que l’agriculteur puisse surveiller son bon fonctionnement.

En cas de sortie de la ligne du tracé, la machine s’arrêtera instantanément. L’agriculteur pourra aussi couper le fonctionnement de la machine à distance en cas de soucis. Une ferme française en semis direct peut également percevoir un intérêt pour une telle technologie. En revanche, le facteur limitant sur nos territoires est le déplacement sur route.

En effet, si dans les grands espaces canadiens il est assez rare de croiser un voisin sur la route ou même d’emprunter la voie publique, chez nous, une grande partie de l’utilisation du matériel se fait sur la route pour changer de parcelles, sans parler de la traversée fréquentes de zones habitées.

Néanmoins, Dot travaille à régler cette problématique. La station en position de transport attelée ou non n’excède pas les 3,75 mètres de largeur. En attendant, un déplacement chargé sur un camion est nécessaire. En ce qui concerne la possibilité de travailler avec d’autres constructeurs pour d’éventuels équipements supplémentaires, l’entreprise se dit ouverte à toutes opportunités.

Loris Coassin