Après l’essaim de robots terrestres développé par Fendt, voici l’essaim de drones. Plusieurs spécialistes du drone et de l’épandage travaillent actuellement au développement de solutions aériennes pour limiter les interventions dans les champs, préserver la structure du sol et augmenter la fenêtre d’intervention.

Couverts végétaux en France

En France, le droniste Reflet du Monde a réalisé un drone sur mesure pour Ovalie Innovation, une filiale de recherche et développement des coopératives Maïsadour et Vivadour. Ce drone de 12 kg a ensemencé deux parcelles expérimentales avec un couvert végétal avant la récolte de la culture principale et le dernier tour d’eau. Les essais ont eu lieu dans le Gers en août et dans les Landes. Si les essais sont concluants, la phase commerciale utilisera plusieurs drones en essaims pour intervenir sur de plus grandes surfaces.

Antilimaces et engrais en Allemagne

De l’autre côté du Rhin, c’est le spécialiste du distributeur d’engrais Rauch (engins vendus aux couleurs Kuhn en France) qui se lance dans le drone. Il dévoilera son prototype Agronator lors du prochain Agritechnica. Cet octoptère à 8 rotors possède un diamètre de 4 mètres et un poids total de 80 kg. Il est équipé d’un épandeur à un disque à entraînement électrique. Sa trémie de 50 litres peut embarquer jusqu’à 30 kg de granulés.

Rauch a testé avec succès son Agronator pour l’épandage d’antilimaces, d’engrais minéraux et même de couverts végétaux. Deux batteries lithium polymère assurent une autonomie de 40 minutes en vol pour un temps de recharge de 20 minutes. Il est possible de programmer un plan de vol, y compris un parcours sophistiqué pour un essaim de drones épandant des produits différents et à grande vitesse.

Corinne Le Gall

Pour voir un essaim de drones préprogrammés en action, voici une petite vidéo du dernier concert parisien de Metallica. Le contexte est totalement différent de l’agricole mais il montre bien les capacités de cette technologie. (Vidéo : R. Aries).

https://youtu.be/I8WDS6EIBA0